2021 mots pour le dire : je suis correctrice professionnelle

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Le 18 février 2021, je fête mes deux années officiellement en tant que correctrice professionnelle. « Officiellement » est un bien grand mot : il ne s’agissait que d’une formalité administrative. Dans les faits, entre les embûches, les joies, les doutes, les surprises et les (jolies) rencontres, inhérents à tout chemin d’entrepreneur(e), je suis désormais prête à parler et assumer pleinement cette passion devenue un de mes projets de vie professionnelle. En décembre dernier, alors que je me baladais sur les côtes montagneuses de mon île natale, l’idée de raconter mon expertise, mes services et un bout de mon histoire en 2021 mots m’est venue. Défi relevé ! Vous embarquez avec moi ?

Qu'est-ce qu'un(e) correcteur (trice) ?

À l’ère numérique, nous sommes tentés d’emblée de penser aux innombrables logiciels et correcteurs en ligne gratuits qui font mouche sur la toile. Pourtant, si cela suffisait à bien manier la langue et à éviter les coquilles, peut-être qu’on ne douterait plus de nos textes n’est-ce pas ? Peut-être que 82% des recruteurs ne feraient pas de l’orthographe un critère de taille dans le choix des candidats ? Preuve s’il en fallait que les outils de rédaction et de correction intelligents ne pourront jamais réellement remplacer le regard d’un humain… dont les yeux sont lui-même faillibles et qui se fait souvent relire par un autre humain.

Alors le correcteur c’est avant tout quelqu’un avec de bons yeux : son regard en parcourant rapidement quelques lignes, doit être en mesure de traquer les fautes de grammaire, d’orthographe et même la vilaine virgule de trop (orthotypographie). C’est un métier de précision et d’engagement : engagement vis-à-vis de l’auteur(e), vis-à-vis des lecteurs et surtout… envers lui-même. Un correcteur se pardonne rarement d’avoir laissé des coquilles.

Clarté, doute, fiabilité : ma devise professionnelle

Clarté : du textedu rythme, du choix des mots. C’est bien l’objectif n°1 chaque fois que l’on me confie des projets de texte(s) à corriger et à relire. Je bute sur un mot, une phrase, une tournure ? Je suggère des reformulations.

Doute : aaahhh le doute ! Si on m’avait dit à quel point le doute pouvait être aussi utile, je ne le croirais pas ! Une consœur en a parlé et je la rejoins à ce sujet. Le doute est un sacré outil pour le ou la professionnel(le) qui vous corrige. Douter de l’orthographe ou du choix d’un mot, nous permet d’être plus performant(e) dans notre travail.

Fiabilité : non seulement pour nous correcteurs, mais aussi pour les auteurs et rédacteurs des textes que nous corrigeons ! Feriez-vous confiance à un(e) avocat(e) dont les papiers comportent des fautes ? Ou poursuivriez-vous la lecture d’un livre certes passionnant, mais dont les erreurs le rendent illisible ?

 

Des livres de comptines aux écrans d'aujourd'hui : mon parcours

Devenir correctrice n’était pas la résultante d’un parcours linéaire ou tout tracé, mais bien d’un choix, qui après coup, fut une évidence. Essayons l’exercice des moments choisis pour retracer le fil de mon parcours, même si dans la réalité, c’est plus complexe. 

Ma passion des mots remonterait apparemment à l’enfance. Lorsque j’étais encore haute comme trois mangues, je m’intéressais déjà aux livres de mes grands-parents. Si j’en crois les récits de ma famille, je « négociais » avec brio des lectures avec mon papi, à qui j’apportais ses chaussures en échange, lorsqu’il revenait de sa journée de travail.

Je revois encore les yeux de ma mamie briller lorsqu’elle raconte à quel point j’aimais tourner les pages d’un livre depuis que je suis petite. Je suis donc une bibliophile avérée depuis. Je dévorais les livres de ma maman et de mon grand-père paternel, grand amateur de littérature.

C’est ainsi que depuis l’âge de 7 ans, on savait quoi m’offrir : « Non, non pas de jouet. Un livre s’il te plaît ! ». Une position aux premières loges pour découvrir la littérature caribéenne, entre autres. C’est d’ailleurs une entreprise inachevée que je rattrape de mon mieux aujourd’hui.

Pas de baccalauréat littéraire pour moi car friande des parcours pluridisciplinaires, j’opte pour la filière ES (économique et sociale). Puis, disons-le : j’avais été aussi été déçue des livres obligatoires à lire en classe. Je renoue avec la littérature académique au début de mes études supérieures, dans un lycée parisien de renom. Celle-ci non plus ne me fait pas vibrer. Cependant, j’ai eu la chance d’assister à ce cours que je trouvais énigmatique à l’époque : « Lire, parler, écouter, écrire », de Mme Boulay. C’est une grâce : revoir les fondamentaux en grammaire, retravailler le choix des mots… je finis par y trouver un certain plaisir. Au passage, une sacrée claque pour la jeune adulte pleine de son ego que j’étais.

Quelques années après, je trouve une pépite : la possibilité de me faire certifier en orthographe et en grammaire. Plus que le papier, suivre une formation en la matière, pour la communicante que je suis, arrive à point nommé. J’obtiens un score plus qu’honorable et me sens désormais plus légitime à user et abuser de mon esprit critique avec (beaucoup, beaucoup) de bienveillance, pour corriger les textes que l’on me confie ça et là.

Aujourd’hui en 2021, après quelques voyages éditoriaux menés avec mes clients, je le dis fièrement : je suis artisan des mots et c’est une de mes missions de vie. Artisan de mots, mais tu ne viens pas de nous parler de correction, Yasmina ? Attendez, j’y viens.

Être un artisan des mots : mission de vie et grandes responsabilités

En parlant de mission de vie : je sais que c’est un mot fourre-tout et assez tendance. Bien au-delà de ça, je ne pense pas qu’on ait une mission de vie mais plusieurs et c’est avant tout une décision personnelle.

J’aime me définir comme un artisan des mots : vous savez, l’artisan qui polit son travail, part d’une matière brute et décide ensuite de l’améliorer. Sa passion est un carburant, sa technique un moteur et il parfait chaque jour son ouvrage avant de le montrer au monde. L’artisan sait s’entourer pour aller le plus loin possible. L’artisan respecte autant son travail que celui des autres, peut se décourager parfois mais reprend le lendemain, il nourrit son inspiration et retourne au charbon. L’artisan sait que son œuvre est perfectible ; il ou elle ne vise pas nécessairement la perfection, mais la satisfaction. Il ou elle a appris à la dure la signification du mot « patience ».

J’aime cette métaphore parce que je considère mes clients comme des artisans également. Lorsqu’on me confie un projet, ces questions guident mon travail :

  • Comment donner mon avis sans heurter ?
  • Quel(s) est (sont) le ou les message(s) qu’il ou elle veut faire passer ?
  • Comment pousser mon ou ma client(e) dans ses retranchements pour qu’il ou elle « décolle » ?
  • Comment procéder pour faire ressortir la singularité de son écriture ?
  • En tant que professionnelle caribéenne et dans un contexte de bilinguisme, comment restituer nos particularismes linguistiques, l’authenticité d’un texte ? (J’y consacrerai un article, promis.)
"Un artisan des mots : vous savez, l’artisan qui polit son travail, part d’une matière brute et décide ensuite de l’améliorer. Sa passion est un carburant, sa technique un moteur et il parfait chaque jour son ouvrage avant de le montrer au monde. L’artisan sait s’entourer pour aller le plus loin possible. L’artisan respecte autant son travail que celui des autres, peut se décourager parfois mais reprend le lendemain, il nourrit son inspiration et retourne au charbon." 

Une passion, plusieurs déclinaisons

Oui, la correction, mais pas que. L’écriture étant au centre, c’est naturellement que je me transforme en :

  • Votre rédactrice : pour vos articles de blog professionnel ou d’entreprise, pour vos descriptions de prestations, les pages de votre site web, vos interviews et vos scripts, etc.
  • Votre stratégiste éditoriale : écrire pour écrire, cela a peu de sens, on est d’accord ? En tant que chef(fe) d’entreprise par ex, on écrit généralement pour se faire lire et pour faire des ventes, se positionner en tant que spécialiste de son sujet, entre autres. Nous co-créons le tronc de votre arbre, puis nous planifions (calendrier éditorial) les ramifications (vos contenus) et nous analysons ensemble la récolte (fruits, fleurs… vos résultats).
  • Votre transcriptrice : vous adorez les entretiens et les audios, exercices de longue haleine. Mais les transformer en un contenu écrit… Fastidieux, chronophage. Et si vous vous dégagiez du temps pour vous recentrer sur vos priorités (lancer votre podcast, écrire votre thèse ou votre mémoire par exemple) ? Je vous aide à transformer vos contenus audios en un format digeste à l’écrit.

Ces services vous intriguent ? Rendez-vous ici pour les découvrir en détail, regroupés en 3 offres distinctes et en prestations à la carte.

Conclusion : alors cette promesse de 2021 mots, pari tenu ? Ce qu’il faut retenir

Au moment de rédiger le titre de ce paragraphe, je suis à XXXX mots environ. Bien évidemment que je ne suis pas à 2021 mots et ce n’est pas une entourloupe. Mon objectif : que vous compreniez ce qu’est ce métier et ayez un aperçu sur ma façon de fonctionner.

Avant de partir, j’avais deux messages à vous transmettre :

  • Le premier jet n’est jamais le dernier
  • Ecrire n’est pas une affaire de capacité mais une question de volonté (oui, je suis prête à débattre avec vous autour de cette affirmation !)

Si vous m’avez lue jusqu’ici, merci du fond du cœur. On se retrouve sur les réseaux. Rendez-vous à la fin du mois de février pour une nouvelle rubrique et un format spécial sur ce blog.

18 comments / Add your comment below

  1. Excellente démonstration de ce qu’a été ton parcours et de ce que tu es devenue. Les rêves deviennent réalité au moment où on décide de les transformer et c’est chose faite pour toi. Toutes mes félicitations pour ton projet et je suis fier d’avoir pu faire un petit bout de chemin à tes côtés.

    1. Merci beaucoup M. CESSY, je suis honorée et très touchée que vous ayez pris le temps de me lire.
      Je suis fière également d’avoir fait un bout de chemin formateur à vos côtés (4 ans tout de même, ce n’est pas rien !)
      Prenez soin de vous !

  2. Coucou Doudou, je suis très fière de toi, ma Nièce Chérie ! Les livres ont toujours eu une place importante dans ta vie depuis toute petite. Je te revois effectivement aller chercher les sandales de ton Papi lorsqu’il revenait du travail parce qu’il commençait aussitôt à te lire des histoires sans même prendre une pose! Tu avais une belle collection . Cette passion ne t’a jamais lâchée.

    1. Bonjour Tatie,

      Très émue de te lire aujourd’hui, merci beaucoup pour tes mots ! C’est grâce aux anecdotes que tu me racontes que je peux écrire ce type d’articles aujourd’hui ! Merci pour tout, merci pour cette affection dont tu fais toujours preuve avec moi ! Je t’embrasse.

  3. YASMINA
    Tatie est fière de toi après un long chemin tu es arrivée à destination
    Bravo ma chère nièce
    Tatie est trop fière de toi

    1. Oh, tu m’as lue Tatie ! Merci beaucoup, moi je suis heureuse d’avoir une tatie comme toi ! Merci pour tes encouragements, vous me manquez tous en Guadeloupe, gros gros bisous !

  4. C’est toujours si agréable de te lire!
    Ta personnalité douce et si attachante jaillit de chacune de tes phrases, et je dois dire que je commence à prendre goût à ces petits plaisirs que tu nous offre sur ton blog…
    Je te souhaite une longue carrière et j’ai hâte de lire ton premier roman (ainsi que tous ceux qui suivront)!

    1. Je suis tellement touchée, c’est un baume au cœur de te lire 😍
      Merci beaucoup pour tes mots, qui ont fait ma journée ! 😘

  5. Très bel article une fois de plus ! Cet article illustre la passion qui t’anime pour proposer de tels services !
    J’espère que tes clients sauront grâce à cet article (rédigé sur ton temps libre) à quel point tu leur es dévouée !

    1. Lae, que dire ? Merci beaucoup pour ton soutien indéfectible ! 🥰
      Tous tes commentaires sont une force pour continuer, merci de prendre le temps de m’en laisser ! 😘

  6. Oh bravo ma belle! Eh oui,tu as su trouver travers ton beau parcours,ce qui te fait vibrer,ton carburant : jouer,chercher,voir douter « du mot ».
    Super! Toutes mes félicitations !
    Marlène

    1. Coucou Marlène, merci beaucoup ! 🥰
      Très ravie de te lire, hâte de partager un moment convivial en Guadeloupe !
      Gros gros bisous !

    1. Ahhh merci cousine !! Je suis trop contente de te lire, merci de prendre le temps de me laisser un petit mot !
      Hâte d’être de retour parmi vous, gros bisous ! 😘

  7. Comme je t’ai déjà dit, ne lâche rien…Reste toujours toi-même…Tu as les compétences mais aussi du talent…Félicitations encore…Je serai toujours là pour te soutenir…
    Your mother!!!

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